La gestion de la chefferie traditionnelle s’inscrit au cœur des enjeux de cohésion sociale et de gouvernance locale. Pour mieux outiller les acteurs concernés et prévenir les situations conflictuelles, le ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières (MATGLAC) a lancé, ce mercredi 16 septembre à Dapaong, une tournée nationale de renforcement des capacités.

Cette initiative vise à favoriser une gestion plus harmonieuse des questions liées à la chefferie traditionnelle, à travers une meilleure connaissance du cadre juridique et institutionnel et une clarification des rôles et responsabilités des différents acteurs.
La cérémonie d’ouverture de la session de Dapaong a été présidée par le préfet de Tône, Horoumila Ouro-Gouroungou, représentant le gouverneur de la Région des Savanes. Elle a réuni notamment les préfets, maires, secrétaires généraux des préfectures et communes, autorités municipales, chefs traditionnels ainsi que les autres acteurs impliqués dans la gestion des affaires coutumières.

Mieux connaître les textes pour prévenir les conflits
Dans son mot de bienvenue, la maire de Tône 1, Nanwabe Mélanie Lene, a salué l’organisation de cette formation et invité les participants à prendre une part active aux travaux afin de tirer pleinement profit des échanges.
Pour sa part, le directeur de la Chefferie traditionnelle, Massimlawé Wazabalo, a relevé la forte mobilisation autour de cette initiative. Il a présenté les principaux axes de la formation, notamment le cadre juridique et institutionnel de la chefferie traditionnelle, les rôles et responsabilités des acteurs ainsi que les mécanismes favorisant une gestion harmonieuse des questions coutumières.

Il a également souligné l’attention accordée aux questions de chefferie traditionnelle par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans le cadre du renforcement de la gouvernance territoriale et de la consolidation de la paix.
Dans son discours d’ouverture, le préfet de Tône, représentant le gouverneur des Savanes, a insisté sur la nécessité pour les acteurs de maîtriser les textes qui encadrent la chefferie traditionnelle.

« La maîtrise du cadre juridique et institutionnel régissant la chefferie traditionnelle est indispensable pour les acteurs intervenant dans ce domaine », a-t-il relevé.
Il a rappelé que les chefs traditionnels occupent une place importante dans la vie des communautés et dans le développement local. Il a, à cet effet, exhorté les participants à faire preuve de rigueur, d’impartialité et de responsabilité dans le traitement des questions liées à la chefferie traditionnelle.

Une tournée dans huit localités
Après Dapaong, la formation se poursuivra jusqu’au 26 septembre 2026 dans plusieurs localités du pays. La tournée passera successivement par Mango, Kara, Bassar, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et Adéticopé.
À travers cette démarche, le MATGLAC entend rapprocher les actions de renforcement des capacités des acteurs de terrain et favoriser une appropriation plus large des textes et principes qui régissent la chefferie traditionnelle.

Au-delà de la connaissance des textes, l’enjeu est également de consolider le dialogue entre les différents acteurs, de promouvoir la responsabilité dans l’exercice des fonctions coutumières et de contribuer à prévenir les incompréhensions susceptibles de fragiliser la cohésion au sein des communautés.
Cette tournée constitue ainsi un cadre d’échanges autour des défis liés à la gestion de la chefferie traditionnelle et des pratiques susceptibles de renforcer durablement la paix et la cohésion sociale dans les collectivités.
