La réunion de haut niveau consacrée à la libre circulation des personnes en Afrique et à la création du Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations (MAC) a pris fin ce mercredi 30 septembre 2026 à Lomé, après trois (03) jours d’échanges entre représentants des États membres, experts et partenaires.

À la cérémonie de clôture, le ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, Colonel Awaté Hodabalo, Représentant le Président du Conseil SEM Faure Essozimna Gnassingbé a salué la qualité des discussions et souligné l’importance des conclusions issues de cette consultation. Pour le ministre, les travaux de Lomé ont dépassé le cadre d’une simple consultation. Ils ont permis d’approfondir la réflexion sur la libre circulation des personnes, des compétences, des biens et des opportunités, ainsi que sur les moyens de renforcer l’intégration africaine.
La présentation du projet de mandat du futur Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations a constitué l’un des temps forts de la rencontre. Les échanges ont notamment mis en évidence la nécessité d’un mécanisme capable de rapprocher les expériences nationales, d’identifier les difficultés communes et de mieux prendre en compte les réalités des populations dans les politiques continentales.

La modernisation des frontières a également occupé une place importante dans les discussions. Selon le minitre Awaté, les expériences partagées montrent qu’une frontière moderne doit être à la fois « sûre, fluide et intelligente ». L’interconnexion des administrations, le partage sécurisé de l’information et l’utilisation des technologies doivent ainsi permettre de concilier contrôle et facilitation de la mobilité.
Les participants ont également examiné la mise en œuvre du protocole de l’Union africaine sur la libre circulation des personnes et sa feuille de route. Pour le ministre, l’adoption des instruments juridiques ne constitue que le début du processus. Leur mise en œuvre nécessite des administrations mieux coordonnées, des procédures harmonisées et une coopération renforcée entre les États.

Au-delà du franchissement des frontières, la libre circulation concerne directement les étudiants, travailleurs, entrepreneurs, chercheurs, artistes et commerçants africains. Elle est ainsi étroitement liée à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
« Il ne peut y avoir de véritable marché continental sans une mobilité facilitée pour celles et ceux qui le font vivre », a souligné le ministre.

Au terme des travaux, une conclusion majeure s’est dégagée : la mobilité africaine appelle une approche globale fondée sur des institutions solides, des cadres juridiques clairs, des frontières modernisées, des administrations interconnectées et une confiance renforcée entre les États.
Le Togo s’est dit disposé à poursuivre, avec la Commission de l’Union africaine, les États membres et les partenaires, les efforts en faveur d’une mobilité africaine mieux organisée, plus sûre et plus fluide.

En clôturant la rencontre, le ministre Awaté Hodabalo a réaffirmé l’ambition de voir les conclusions et recommandations de Lomé contribuer à l’amélioration du projet de mandat du futur Conseil consultatif, à la mise en œuvre effective du protocole sur la libre circulation et à la modernisation des frontières africaines.
La rencontre de Lomé s’achève ainsi sur une volonté partagée : faire progressivement de l’intégration africaine une réalité vécue au quotidien par les citoyens du continent.
