Le Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC) a organisé, du 13 au 16 janvier 2026, un atelier d’étude des budgets des collectivités territoriales, dans la salle de réunion de la Direction des Services Techniques (DST) du District Autonome du Grand Lomé (DAGL).
Les travaux se sont déroulés sous la supervision du Directeur de la décentralisation et des collectivités locales, Dr Pali Essissinam.

Organisé chaque année, cet exercice vise à examiner la conformité des budgets communaux avec le cadre juridique et institutionnel de l’élaboration budgétaire au Togo, ainsi qu’avec les principes fondamentaux de l’unité, de l’annualité, de l’équilibre et de la sincérité budgétaires.
Il permet également d’identifier les points de vigilance majeurs, notamment en matière de mobilisation des recettes, de maîtrise des dépenses, d’investissements et d’endettement.
L’atelier a réuni une trentaine de participants, comprenant les membres de la commission d’étude des budgets ainsi que les acteurs impliqués dans le processus d’élaboration budgétaire au niveau local.
Les échanges ont porté principalement sur la vérification des outils et principes budgétaires, l’analyse des prévisions de recettes et de dépenses, ainsi que l’évaluation de la prise en compte des plans de développement local dans les budgets communaux.

Dans son intervention, le Directeur de la décentralisation et des collectivités locales, Dr Pali Essissinam, a rappelé que le processus d’approbation des budgets locaux repose sur un mécanisme rigoureux associant l’État et les collectivités territoriales.
« Les budgets des collectivités territoriales, adoptés par les conseils locaux, font l’objet d’un examen approfondi par une commission interministérielle avant leur approbation par le ministre, afin de garantir leur conformité légale, leur sincérité et leur équilibre », a-t-il souligné.
Avec l’approfondissement du processus de décentralisation, les collectivités territoriales occupent désormais une place centrale dans la planification, l’aménagement du territoire et la mise en œuvre des politiques publiques locales.

Dans ce contexte, le budget communal s’impose comme un outil stratégique de gestion et de pilotage, permettant de traduire les orientations de développement local en actions concrètes au bénéfice direct des populations.
Intervenant à son tour, la Maire de la commune de Binah 2, Mme Wélabalo Tchanda, a insisté sur la nécessité d’une planification budgétaire alignée sur les priorités locales.
Selon elle, l’élaboration du budget communal ne saurait se réduire à une simple formalité administrative, mais doit constituer un véritable instrument de développement, capable de transformer les aspirations des citoyens en projets réalistes, financés et réalisables.
Elle a également mis en exergue l’importance de la transparence dans la gestion des finances locales, gage de confiance entre les populations et leurs institutions.
Pour sa part, M. Datagni Bougonou, contrôleur financier délégué au MATGLAC, a rappelé l’intérêt d’une analyse approfondie des budgets communaux.
« Cet exercice nous permet d’aller au cœur des réalités locales, aussi bien en matière de recettes que de dépenses et d’investissements. Nous examinons l’ensemble des rubriques afin de nous assurer que les prévisions de recettes sont réalistes et sincères, et qu’elles permettent de couvrir effectivement les dépenses projetées », a-t-il expliqué.
Conformément aux textes en vigueur, les collectivités territoriales demeurent responsables de l’élaboration et de l’exécution de leurs budgets, dans une logique de budget-programme et de gestion axée sur les résultats.
L’étude des budgets s’affirme ainsi comme une étape déterminante pour garantir la transparence, la cohérence et la crédibilité de l’action publique locale.

Une décentralisation de proximité et d’équité au cœur de l’opérationnalisation
À travers cet exercice, le MATGLAC entend renforcer l’opérationnalisation d’une décentralisation de proximité et d’équité, conformément aux orientations du Président du Conseil, dont le souci majeur demeure le bien-être du citoyen.
Cette approche vise à protéger les populations, à rassembler les communautés autour de projets inclusifs et à transformer durablement les territoires, en veillant à une répartition équitable des ressources et à une gouvernance locale plus efficace, plus responsable et plus proche des réalités du terrain.
À l’issue des travaux, les budgets des collectivités territoriales seront finalisés et soumis à l’approbation des autorités compétentes, marquant une étape décisive dans le renforcement de la gouvernance financière locale et dans la gestion responsable des ressources publiques, au plus près des besoins des citoyens.