Le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, a présidé ce vendredi 27 février 2026 à Lomé une réunion consacrée au déploiement des conférences administratives. Les travaux se sont tenus en présence du directeur de cabinet Robert Bakaï, du secrétaire général Esso Koudjoou, du gouverneur de la région de la Kara, le général Komlan Adjitowou, des préfets concernés ainsi que des directeurs et cadres du ministère.
La rencontre visait à préciser les modalités pratiques de la phase pilote prévue dans la région de la Kara, conformément à l’arrêté n°0447/2025/MATGLAC/SG du 22 décembre 2025 instituant les conférences administratives.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, notamment la réforme relative à la décentralisation et à la déconcentration de l’État. Sous l’impulsion du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, le pays poursuit la transformation de son architecture territoriale, marquée par l’opérationnalisation des communes et des régions et par le renforcement du rôle stratégique de l’administration déconcentrée.
Prévues par la loi n°2007-001 du 8 janvier 2007 portant organisation de l’administration territoriale déconcentrée, les conférences administratives ne constituent pas un échelon supplémentaire. Elles représentent un cadre formel de concertation, de planification et de suivi de l’action de l’État aux niveaux régional et préfectoral.

« Elles doivent permettre à l’État de parler d’une seule voix et d’agir avec méthode sur l’ensemble du territoire », a souligné le ministre, insistant sur l’exigence d’une coordination renforcée face aux défis sécuritaires, sociaux et économiques.
La région de la Kara servira de terrain d’expérimentation pour ce mécanisme. Cette phase pilote inaugure une nouvelle dynamique de gouvernance territoriale fondée sur la concertation régulière entre services déconcentrés, la cohérence des interventions sectorielles, la remontée structurée des informations et le suivi rigoureux des politiques publiques.

Le gouverneur et les préfets, en leur qualité de représentants de l’État, auront un rôle déterminant dans la mise en œuvre du dispositif. Au-delà de la gestion administrative courante, ils sont appelés à assurer la coordination stratégique de l’action déconcentrée.
Au cours des échanges, le directeur de l’Administration territoriale et des Frontières, M. Kadanga Patchassi, a présenté les principales dispositions de l’arrêté, en précisant les enjeux et les conditions de réussite, notamment la régularité des réunions, la production de comptes rendus exploitables et l’appropriation effective du mécanisme par l’ensemble des acteurs.

Pour le ministre, la performance administrative repose désormais sur l’anticipation, la synergie et le leadership territorial. Les conférences administratives devront ainsi devenir un outil de prévention des dysfonctionnements, un mécanisme d’alerte précoce et un espace de partage d’informations, tout en renforçant la lisibilité de l’action publique auprès des populations.
Cette séance de travail a permis de poser les bases méthodologiques de la phase pilote dans la région de la Kara, avec l’ambition d’étendre progressivement le dispositif à l’ensemble du territoire national.