Le ministère de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières (MATGLAC) a ouvert, ce mercredi 3 juin 2026 à l’hôtel Amoukadi d’Adétikopé, un atelier de formation consacré à la budgétisation verte. Cette session, qui se déroule du 3 au 5 juin, vise à renforcer les capacités des cadres du ministère sur l’intégration des enjeux climatiques et environnementaux dans les processus de planification et de programmation budgétaire.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du MATGLAC, M. Esso Koudjoou, représentant le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le Colonel Hodabalo Awaté.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le gouvernement togolais pour moderniser la gestion des finances publiques. À travers la budgétisation verte, l’État entend renforcer la prise en compte des questions environnementales et climatiques dans les politiques publiques, aux côtés des approches déjà consacrées à la gestion axée sur les résultats, au genre et à l’équité.
Dans son allocution, le Secrétaire général a rappelé que les résultats obtenus lors de la phase pilote de la budgétisation verte, qui a conduit à l’élaboration du premier document Budget vert en 2024, ont encouragé le gouvernement à poursuivre et à étendre cette réforme à l’ensemble des ministères et institutions de la République.

« À partir de l’exercice budgétaire 2025, le MATGLAC a été intégré dans ce processus. Cette intégration constitue à la fois une opportunité et une responsabilité. Elle nous permet d’identifier davantage les actions favorables au climat et à l’environnement tout en nous obligeant à mieux intégrer ces préoccupations dans la planification, la programmation et l’évaluation de nos interventions », a-t-il souligné.
Le représentant du ministre a également mis en lumière le rôle stratégique du MATGLAC dans la mise en œuvre des politiques publiques au niveau territorial. Il a relevé que les effets du changement climatique se manifestent d’abord dans les collectivités locales, à travers notamment les problèmes d’assainissement, de gestion des déchets, les risques d’inondation et la vulnérabilité des populations.

Selon lui, la budgétisation verte constitue un véritable outil d’aide à la décision publique, permettant d’évaluer la contribution des dépenses publiques à l’adaptation aux changements climatiques, à leur atténuation ainsi qu’à la préservation de l’environnement.
Le Budget vert 2026 du MATGLAC révèle ainsi que, sur un budget global de plus de 37 milliards de francs CFA, environ 3,3 milliards de francs CFA, soit 8,8 % des crédits, sont considérés comme favorables au climat et à l’environnement. Ces dépenses sont principalement concentrées dans le programme « Décentralisation et déconcentration », notamment à travers les actions relatives à l’assainissement et à la gestion des déchets.

Durant les trois jours de travaux, les participants suivront plusieurs communications portant notamment sur la nature et l’environnement, les concepts du changement climatique, les principes de la budgétisation verte, les outils et règles de marquage climat et environnement, le Document de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) 2026-2028 du MATGLAC ainsi que le Budget vert 2026 du ministère.
L’objectif est de permettre aux responsables de programmes, aux points focaux, aux cadres des directions centrales et des services rattachés de mieux maîtriser les mécanismes de la budgétisation verte et d’intégrer davantage les dimensions climatiques et environnementales dans les futurs exercices de planification et de programmation budgétaire.

Pour le représentant des points focaux du Budget vert au MATGLAC, M. Piyinda Eloani, cette formation constitue une étape importante dans l’appropriation de cette réforme par les cadres du ministère. Il a expliqué que la prise en compte des enjeux climatiques dans les documents de planification permettra de développer davantage d’activités et de programmes favorables à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement.
Il a également indiqué qu’après cette phase de renforcement des capacités au niveau central, la démarche sera progressivement étendue au niveau territorial afin d’accompagner les collectivités locales dans l’intégration des préoccupations environnementales dans leurs actions de développement.

Le MATGLAC réaffirme à travers cet atelier son engagement à contribuer aux efforts nationaux en faveur d’un développement durable, résilient et respectueux de l’environnement, conformément à la vision du gouvernement portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé