Djarkpanga, 8 août 2026 / Du terrain, au plus près des réalités locales. Le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Awaté Hodabalo, a effectué une sortie dans la préfecture de Mô, marquée par des échanges directs avec les populations, les élus locaux, les autorités traditionnelles, les leaders communautaires et religieux ainsi que les services déconcentrés de l’État. Une démarche de proximité qui traduit une volonté : écouter, constater et agir au plus près des territoires.

De Djarkpanga à Tindjassi, le ministre a porté un message à la fois de reconnaissance, de responsabilité et de vigilance. Face aux populations mobilisées, il a salué la bravoure et le courage des habitants de la préfecture de Mô, présentée comme l’un des grands greniers du Togo, et rendu hommage à leur contribution à l’économie nationale.
La rencontre avec les forces vives de la préfecture a surtout été l’occasion de réaffirmer l’importance du pilotage territorial, de la cohésion sociale et de la préservation de la paix, conditions indispensables à la poursuite du développement local. Préfets, maires et conseillers municipaux, chefs traditionnels, responsables religieux, leaders communautaires, associations et organisations de la société civile ont ainsi été invités à maintenir cette dynamique de concertation et de responsabilité collective.

Un appel à une vigilance collective
Au cœur du message ministériel, une exigence particulière : renforcer la collaboration entre les populations et les forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.
Dans une zone où la vigilance demeure une nécessité, le ministre a insisté sur le rôle déterminant des communautés dans la préservation de la sécurité collective. La mobilisation des populations, conjuguée à l’engagement des forces de défense et de sécurité, constitue, selon lui, un rempart essentiel pour empêcher toute implantation des groupes terroristes et préserver l’intégrité des territoires.

L’appel est donc clair : la sécurité n’est pas l’affaire des seules forces de défense et de sécurité. Elle repose également sur la vigilance citoyenne, la coopération avec les autorités et la consolidation permanente de la cohésion sociale.
Les acteurs locaux ont, pour leur part, réaffirmé leur engagement à poursuivre cette dynamique et à contribuer, à leur niveau, à barrer la route à l’extrémisme violent et au terrorisme, afin de préserver les conditions d’un développement harmonieux des territoires.

Une visite de terrain jusque dans les services publics
La démarche du ministre ne s’est pas limitée aux rencontres officielles. À Djarkpanga et Tindjassi, il a également effectué des passages dans les services publics, notamment à la préfecture de Mô et dans les mairies de Mô 1 et Mô 2, où il s’est entretenu avec les responsables et les agents.
Cette visite inopinée dans les bureaux traduit une volonté de mesurer, sans filtre, les conditions dans lesquelles les services déconcentrés et les collectivités territoriales accomplissent leurs missions quotidiennes.
Le ministre a notamment attiré l’attention des responsables sur la bonne conservation des archives de l’état civil, véritables pièces maîtresses de la mémoire administrative et de l’identité juridique des citoyens. Documents essentiels pour les populations et pour le fonctionnement régulier de l’administration, les actes de naissance, de mariage ou de décès doivent faire l’objet d’une attention constante, tant pour leur conservation que pour leur sécurisation et leur disponibilité.

Au-delà de la simple gestion documentaire, cette exigence renvoie à une responsabilité fondamentale de l’administration : préserver les traces de l’existence juridique des citoyens et garantir la continuité du service public.
Le développement, une œuvre collective
La sortie ministérielle a également été marquée par l’annonce attendue du prochain bitumage de la route Bassar–Tindjassi, une perspective accueillie avec enthousiasme par les populations de la préfecture de Mô. Dans les échanges, les habitants ont exprimé leur reconnaissance au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour cette perspective qui devrait contribuer à améliorer la mobilité et les échanges dans cette partie du pays.
Le ministre a transmis aux populations les salutations fraternelles et citoyennes du Président du Conseil et les a encouragées à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement.

À travers cette présence sur le terrain, de Djarkpanga à Tindjassi, le ministre Awaté Hodabalo entend ainsi rappeler que l’efficacité de l’action publique se mesure aussi à sa capacité à atteindre les territoires, à écouter les citoyens et à répondre concrètement à leurs préoccupations.
Dans la préfecture de Mô, le message aura été à la fois simple et exigeant : préserver la paix, renforcer la collaboration avec les forces de défense et de sécurité, consolider la gouvernance locale et protéger les outils essentiels de l’administration. Car c’est dans cette convergence entre l’État, les collectivités et les communautés que se construit durablement la résilience des territoires et que se dessine leur avenir.