Gestion des déchets : une formation panafricaine portée par AgroParisTech et l’Université de Lomé au centre d’une séance de travail au MATGLAC

Gestion des déchets : une formation panafricaine portée par AgroParisTech et l’Université de Lomé au centre d’une séance de travail au MATGLAC

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Le point sur la formation panafricaine en gestion des déchets, initiée dans le cadre d’un partenariat entre AgroParisTech et l’Université de Lomé, a été au centre d’une séance de travail tenue ce jeudi 19 mars 2026 au ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC).

La rencontre a réuni des représentants d’AgroParisTech, des enseignants de l’Université de Lomé ainsi que des délégués formés dans le cadre de ce projet, en présence du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Awaté Hodabalo.

Mis en place dans le cadre d’une coopération entre l’Université de Lomé et AgroParisTech, ce programme vise l’obtention d’un certificat d’études avancées en gestion des déchets. Il ambitionne de renforcer les capacités des cadres et acteurs territoriaux appelés à intervenir sur les questions de salubrité, d’assainissement et de gouvernance environnementale.

Cette formation s’est déroulée en deux phases : une première séquence en distanciel du 2 au 27 février 2026, suivie d’une phase en présentiel à Lomé, ouverte le 2 mars et prévue pour s’achever le 20 mars 2026.

Le programme revêt un caractère panafricain, avec la participation de bénéficiaires venus du Bénin, du Gabon, du Cameroun, d’Haïti et du Togo.

Selon le professeur Bodjona Bassaï Magnoudéwa, enseignant-chercheur à l’Université de Lomé : « Cette diversité témoigne de l’intérêt croissant suscité par les enjeux liés à la gestion durable des déchets dans les collectivités africaines et au-delà ».

Parmi les délégués togolais, Mme Dotsè-Guedé Beya, secrétaire générale du Conseil régional Maritime, a mis en avant les acquis concrets de cette formation. Elle a expliqué que ce parcours de deux mois a permis aux participants de mieux cerner la problématique de la gestion des déchets, aujourd’hui posée avec acuité dans de nombreux pays.

Les modules suivis ont permis aux délégués d’approfondir des notions essentielles telles que la réduction de la production des déchets, le tri, ainsi que les mécanismes d’organisation de la gestion au niveau territorial. La formation offre des repères utiles pour mieux définir les responsabilités et les actions à mener afin d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Mme Dotsè-Guedé Beya a également insisté sur l’intérêt particulier de cette initiative pour les régions, deuxième niveau de décentralisation au Togo, dont la compétence porte sur la coordination. Selon elle, la formation a permis de mieux comprendre le rôle que les régions peuvent jouer dans l’organisation et l’amélioration de la gestion des déchets.

De son côté, le ministre Awaté Hodabalo a salué une initiative qui apporte des réponses à un défi majeur pour les collectivités. Il a remercié les professeurs, les experts et les managers engagés dans cette première édition, qu’il a présentés comme les pionniers d’une démarche appelée à se consolider.

Le ministre a souligné que la problématique des déchets interpelle à la fois les villes, les cours d’eau, les fleuves, les océans et l’ensemble des espaces de vie. Pour lui, la mutualisation des expériences et l’apprentissage entre acteurs venus d’horizons différents constituent une voie pertinente pour mieux cerner les enjeux et identifier des solutions adaptées aux réalités locales.

Saluant le choix du Togo pour le lancement de cette formation, le colonel Awaté Hodabalo a adressé ses remerciements à AgroParisTech et à l’Université de Lomé. Il a réaffirmé la disponibilité des autorités à accompagner la poursuite de cette dynamique, en lien avec les acteurs de l’enseignement supérieur et du développement local.

L’ambition affichée est désormais de pérenniser cette expérience, afin d’en faire un cadre régulier de partage d’expériences et de renforcement de capacités au profit des cadres territoriaux.